En bref
- 🧠 Ryzen 4000 au CES : une nouvelle génération surtout axée sur l’IA, avec un NPU XDNA 2 plus ambitieux.
- ⚡ Les Ryzen AI 9 HX 475/470 visent 60/55 TOPS et des fréquences revues, pour des usages Copilot+ plus fluides.
- 🎮 Côté iGPU, RDNA 3.5 reste au cœur de l’architecture, avec le Radeon 890M sur le haut de gamme mobile.
- 🔋 AMD met aussi l’accent sur l’efficacité énergétique et annonce jusqu’à 24 h d’autonomie selon les machines.
- 🖥️ Fait marquant : arrivée d’un Copilot+ « desktop » dans la série Ryzen AI 400, pour unifier l’expérience IA.
- 🧩 Gamme large : 7 processeurs Ryzen AI 400, plus deux Ryzen AI Max+ orientés stations de travail.
Au CES de Las Vegas, AMD n’a pas cherché l’effet « révolution », mais plutôt la démonstration de force sur un terrain devenu central : l’IA locale. La série Ryzen 4000 (Ryzen AI 400) s’inscrit dans une stratégie lisible, avec une base technique familière et des ajustements ciblés. Ainsi, l’architecture reste arrimée aux cœurs Zen 5, au GPU intégré RDNA 3.5 et au NPU XDNA 2, mais les curseurs bougent là où les usages explosent : performances en multitâche, accélération IA et autonomie sur PC portables.
Dans les faits, AMD cherche à verrouiller le segment Copilot+ en dépassant largement les seuils attendus côté NPU, tout en gardant une promesse pragmatique : des machines fines, endurantes et capables de gérer du traitement local sans envoyer chaque tâche dans le cloud. De plus, la marque veut parler à tout le monde, du joueur nomade qui veut un iGPU solide au créatif qui enchaîne montage et IA générative. Autrement dit, cette nouvelle génération ne change pas le décor, mais elle rééclaire la scène avec une technologie mieux calibrée pour 2026.
AMD Ryzen 4000 : ce que change vraiment la nouvelle génération Ryzen AI 400
La série Ryzen AI 400 peut surprendre par sa continuité, et c’est précisément le choix d’AMD. Plutôt que de repartir d’une page blanche, la marque affine une plateforme déjà solide, afin de gagner du temps sur le marché. Par conséquent, l’objectif est clair : rester devant sur les PC Copilot+ avec une proposition cohérente, des ultraportables aux premières tours compatibles.
Pour illustrer la logique, un studio fictif comme « Neon Fox Games » peut y trouver un intérêt immédiat. D’un côté, l’équipe compile des builds et lance des scripts qui profitent du multithreading. De l’autre, elle teste des outils IA locaux pour générer des textures temporaires ou nettoyer des voix. Dans ce scénario, la montée en puissance du NPU devient un gain concret, pas un argument publicitaire.
Une architecture reconduite : Zen 5, RDNA 3.5, XDNA 2
La formule technique reste structurée autour de trois briques : CPU Zen 5, iGPU RDNA 3.5 et NPU XDNA 2. Ainsi, les performances générales progressent surtout via des fréquences optimisées et un NPU plus rapide. Cette approche limite les risques, tout en facilitant l’intégration chez les constructeurs.
En pratique, cette continuité aide aussi les développeurs. Par exemple, un moteur de jeu peut conserver des profils de performance proches, tandis que l’IA locale profite d’une marge supplémentaire. Finalement, AMD parie sur une évolution utile plutôt que sur une rupture coûteuse.
Ryzen AI 9 HX 475 et 470 : la vitrine performances et IA locale
Les Ryzen AI 9 HX 475 et 470 portent le message d’AMD : plus de puissance IA, sans sacrifier la mobilité. D’abord, ils s’appuient sur une configuration hybride en 12 cœurs CPU (Zen 5 et Zen 5c), pensée pour encaisser charge lourde et tâches d’arrière-plan. Ensuite, le GPU intégré grimpe au Radeon 890M avec 16 unités de calcul, un point clé pour du PC gaming en 1080p avec concessions raisonnables.
La différence entre les deux modèles se joue surtout sur le NPU. Le HX 475 vise jusqu’à 60 TOPS, alors que le HX 470 se place à 55 TOPS. Pourquoi est-ce important ? Parce que l’IA locale devient un réflexe : cadrage webcam, sous-titres temps réel, assistants, et même tri intelligent de rushs. Au final, ce sont ces « petits » gains qui rendent une machine plus agréable au quotidien.
Fréquences en hausse : ce que ça change en usage réel
Le fleuron HX 475 grimpe à 5,2 GHz en boost, contre 5,1 GHz sur le palier précédent. Certes, l’écart paraît mince, pourtant il compte sur des charges courtes. Ainsi, un export rapide, une compilation, ou un lancement de projet lourd peuvent gagner en nervosité.
Pour un joueur, l’effet est souvent indirect : moins de micro-latences lors d’un alt-tab, un streaming plus stable, ou une meilleure tenue quand plusieurs apps tournent. Autrement dit, la fréquence n’est pas tout, mais elle participe à la sensation de fluidité.
Performances annoncées : multitâche, productivité et comparaisons Intel
AMD met en avant un gain notable en conditions de productivité, avec une annonce de 1,7x en multitâche face à un Intel Core Ultra 9 288V, dans des scénarios « réels ». Ces chiffres doivent toujours être replacés dans leur contexte, car les réglages et profils d’énergie font varier les résultats. Néanmoins, l’intention est limpide : montrer que l’IA et le CPU travaillent ensemble, plutôt que de se gêner.
Dans un cas d’école, « Neon Fox Games » prépare une démo jouable pendant qu’un outil local transcrit une réunion et qu’un navigateur garde vingt onglets ouverts. Là, la combinaison multithreading + NPU devient pertinente, car elle évite de mettre à genoux le système. En somme, le vrai bénéfice apparaît quand tout arrive en même temps.
Tableau comparatif : ce qu’il faut retenir des puces Ryzen AI 400 mises en avant
| Modèle | Positionnement | CPU / GPU | NPU (TOPS) | Point-clé |
|---|---|---|---|---|
| 🧠 Ryzen AI 9 HX 475 | Premium mobile | 12 cœurs + iGPU 890M (16 CU) | ⚡ 60 | Boost à 5,2 GHz, IA locale au max |
| 🧠 Ryzen AI 9 HX 470 | Premium mobile | 12 cœurs + iGPU 890M (16 CU) | ⚡ 55 | Même base CPU/GPU, NPU un cran en dessous |
| 🎮 Ryzen AI 9 465 | Haut de gamme | 10 cœurs + iGPU (12 CU) | 🧩 50 | Équilibre perf/prix, DDR5-8533 |
| 🔋 Ryzen 7 450 | Milieu de gamme | Config orientée efficacité | 🧩 50 | DDR5-8533, cible polyvalente |
Ensuite, il faut regarder le reste de la gamme. AMD évoque des déclinaisons qui descendent en nombre de cœurs CPU, avec de la DDR5-8000 sur les modèles plus accessibles. Pourtant, le NPU à 50 TOPS reste présent sur plusieurs références, ce qui banalise l’IA locale sur davantage de prix. Résultat : les fonctions Copilot+ ne deviennent plus un luxe réservé au sommet.
Efficacité énergétique et autonomie : la promesse des 24 heures, et la réalité terrain
AMD annonce jusqu’à 24 h d’autonomie sur certaines machines équipées. Cette valeur dépend fortement du châssis, de l’écran et des réglages, donc elle ne se transpose pas mécaniquement à tous les PC. Cependant, le message vise un point sensible : l’IA locale ne doit pas devenir une punition énergétique.
En mobilité, la différence se joue sur des détails. Par exemple, si le NPU traite le bruit micro ou le cadrage caméra, le CPU peut rester plus bas en fréquence. Ainsi, la machine chauffe moins et les ventilateurs se font oublier, ce qui change l’expérience en cours ou en open space. Au bout du compte, l’efficacité énergétique devient un argument aussi « visible » que les FPS.
Ce qui influence le plus l’autonomie sur Ryzen AI 400
- 🔆 La dalle (OLED, haute luminosité, taux de rafraîchissement) pèse souvent plus que le processeur.
- 🧠 L’usage du NPU pour des tâches IA simples peut réduire la charge CPU, donc économiser de l’énergie.
- 🎮 Le PC gaming sur iGPU augmente vite la consommation, surtout à 60 fps stables.
- 📡 Le Wi‑Fi, la visioconférence et les périphériques USB maintiennent un « bruit de fond » énergétique.
Ryzen AI 400 sur PC de bureau : pourquoi AMD veut un Copilot+ desktop
L’annonce la plus structurante, au-delà du portable, reste l’arrivée d’un processeur Copilot+ pour PC de bureau dans la série Ryzen AI 400. AMD cherche ici à unifier la promesse : mêmes fonctions IA locales, quel que soit le format. Par conséquent, un utilisateur peut passer d’un laptop à une tour sans perdre les accélérations matérielles.
Pour un petit studio, c’est aussi une simplification. Une station fixe peut gérer des tâches plus longues, tandis qu’un portable garde le même « socle » de technologie IA pour la préprod ou les déplacements. À terme, cette cohérence peut encourager les éditeurs d’outils à mieux cibler le NPU, car le parc devient plus homogène.
AMD cite des partenaires comme Acer, ASUS, HP ou Lenovo, avec des premières machines attendues au premier trimestre 2026. Derrière cette fenêtre, il y a un enjeu simple : être présent en rayon quand les PC « IA » deviennent une catégorie grand public.
PC gaming avec Ryzen 4000 : iGPU RDNA 3.5, attentes réalistes, bons réglages
Le PC gaming n’est pas oublié, surtout grâce à l’iGPU RDNA 3.5 des modèles les plus ambitieux. Avec le Radeon 890M, l’idée consiste à offrir une expérience 1080p correcte sur des titres e-sport, et jouable sur des AAA avec ajustements. Ainsi, ce n’est pas une promesse « ultra partout », mais une vraie porte d’entrée sans GPU dédié.
Dans un exemple concret, une soirée sur un battle royale peut se jouer en qualité « moyen » et avec un upscale, tout en gardant de la marge pour Discord et un navigateur. Ensuite, pour les jeux narratifs, un verrouillage à 40–60 fps stabilise le rendu et limite la chauffe. Au final, le bon réglage vaut parfois plus qu’un chiffre brut de benchmark.
Réglages simples qui améliorent l’expérience iGPU
- 🎯 Viser un objectif fps fixe (40/60) pour limiter les variations et préserver la batterie.
- 🧩 Activer l’upscaling quand il est disponible, plutôt que de forcer la résolution native.
- 🔇 Réduire ombres et volumétriques avant de toucher aux textures, souvent moins coûteuses.
- 🌡️ Choisir un profil « équilibré » pour éviter le yo-yo thermique en session longue.
Ryzen AI Max+ et Ryzen 7 9850X3D : ce que ces annonces disent de la stratégie AMD
En parallèle, AMD a aussi présenté deux Ryzen AI Max+ supplémentaires, destinés aux stations de travail. Le Max+ 392 conserve un iGPU RDNA 3.5 très musclé avec 40 cœurs GPU, mais descend à 12 cœurs CPU, afin de mieux coller aux besoins GPU. Le Max+ 388 suit une logique comparable, avec 40 cœurs GPU et 8 cœurs CPU, pour répondre à une demande claire : accélérer les tâches visuelles et IA.
Enfin, AMD a glissé un Ryzen 7 9850X3D côté desktop, avec 104 Mo de cache combiné L2+L3 via 3D Vertical Cache, un boost annoncé à 5,6 GHz et un TDP de 120 W. Ce choix parle directement aux joueurs, car le cache reste un levier majeur sur certains moteurs. En filigrane, AMD montre deux priorités : l’IA locale sur mobile, et la domination en jeu sur desktop.
Ryzen 4000 et Ryzen AI 400, c’est la même chose ?
Dans ce contexte CES, l’expression Ryzen 4000 renvoie surtout à la série Ryzen AI 400. Il s’agit de processeurs centrés sur l’IA locale (NPU XDNA 2) et destinés aux PC portables, avec une extension annoncée vers le desktop Copilot+.
Qu’apportent les 60 TOPS du Ryzen AI 9 HX 475 au quotidien ?
Les 60 TOPS servent surtout à accélérer des fonctions IA locales : effets webcam, audio, recherche et assistance, et certains outils créatifs. Concrètement, cela aide à garder une machine réactive quand plusieurs tâches tournent en même temps, sans dépendre systématiquement du cloud.
Ces processeurs sont-ils adaptés au multithreading pour la création ?
Oui, surtout les modèles HX à 12 cœurs CPU, qui visent des charges mixtes et soutenues. Pour du rendu, de l’encodage ou des compilations, le multithreading reste un point fort, tandis que le NPU peut prendre en charge des traitements IA spécifiques.
Peut-on faire du PC gaming sans carte graphique dédiée avec Ryzen AI 400 ?
Sur les modèles équipés des iGPU RDNA 3.5 les plus solides (comme le Radeon 890M), le jeu en 1080p est réaliste sur l’e-sport et possible sur des AAA avec des réglages adaptés. En revanche, pour l’ultra et le ray tracing ambitieux, un GPU dédié reste préférable.
Quand arrivent les PC équipés de Ryzen AI 400 ?
AMD indique une disponibilité via les constructeurs, avec des systèmes annoncés pour le premier trimestre 2026, notamment chez des partenaires comme ASUS, Lenovo ou HP. Les dates exactes varient selon les modèles et les régions.
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